7e édition

SAR le prince moulay rachid et martin scorsese inaugurent l’esav,  premiere ecole de cinema a marrakech.

En marge de la 7ème édition du Festival de Marrakech, Son Altesse Royale le Prince Moulay Rachid a procédé à l’inauguration de l’Ecole Supérieure des Arts Visuels de Marrakech (ESAV), accompagné du réalisateur, scénariste et producteur américain, Martin Scorsese. Cette école dédiée aux métiers du cinéma, de la télévision et de la communication visuelle, vise à accompagner l’émergence du cinéma marocain, par la formation de cadres et techniciens rompus aux métiers du 7ème Art.

Le Jury Long Métrage a été présidé cette année par Milos Forman, réalisateur et scénariste tchèque, et comptait parmi ses membres le marocain Hamid Bennani et l’actrice française d’origine sénégalo-malienne, Aïssa Maïga.

Un grand hommage a été rendu au cinéma égyptien à l’occasion de son centenaire, et de très nombreux réalisateurs, comédiens et artistes sont venus recevoir l’Etoile d’or à Marrakech. L’occasion était aussi belle pour présenter aux festivaliers un panorama du cinéma marocain à travers la projection de 14 films.

D’autres hommages ont également été rendus à des artistes de talent, en particulier la star d’Hollywood, Leonardo Dicaprio, le réalisateur japonais Shinji Aoyama et le réalisateur marocain Mustapha Derkaoui.

Autre présence remarquée, celle de Martin Scorsese. Après avoir reçu un hommage en 2005, il est revenu cette année pour présenter son dernier film, Aviator, en présence de Leonardo Dicaprio, sur la Place Jemaa El Fna. Martin Scorsese a également donné sa « Leçon de Cinéma », prélude aux Masterclass du Festival, à l’Ecole des Sciences des Arts Visuels (ESAV) de Marrakech. Le réalisateur palestinien Elia Suleiman et le scénariste français Gilles Taurand ont fait partie des invités à cette manifestation.

L’organisation en marge de l’évènement, d’un colloque sur le cinéma numérique, a également marqué la détermination du Festival de Marrakech à renforcer constamment son action culturelle.

7ème édition

DU 7 AU 15 DECEMBRE 2007

SON ALTESSE ROYALE LE PRINCE MOULAY RACHID

PRÉSIDENT DE LA FONDATION DU FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM DE MARRAKECH

Le Festival International du Film de Marrakech fête cette année sa septième édition. Et si, aujourd’hui, il est considéré, à juste titre, comme une véritable locomotive de la promotion et de l’épanouissement de notre cinématographie, il tient cette année à se signaler, en amont des films, comme accompagnateur dans la formation des hommes et des femmes qui les font et les créent.

Voilà pourquoi, j’aurais le plaisir en cette 7ème édition du FIFM d’inaugurer les locaux de l’Ecole Supérieure des Arts Visuels de Marrakech en souhaitant qu’elle puisse participer au plus vite au développement harmonieux de notre jeune industrie des images et des sons.

Et voilà pourquoi, aussi, j’aurais le plaisir de procéder à la pose de la première pierre du siège de la Fondation du FIFM, afin que soit définitivement cimentée la merveilleuse histoire d’amour entre un art (le cinéma) et une ville (Marrakech) dans un Maroc ancré dans son histoire et résolument engagé dans la voie de la modernité.

Que cette 7ème édition soit donc une fête pour les images du monde entier qui viendront, avec leurs doutes, leurs convictions et leurs espérances nourrir notre réflexion et nous aider à construire l’avenir.

Sélection officielle

les jurys 2007

Le palmarès

Hommage à une personnalité

Hommage à une cinématographie

100 ANS DE CINEMA EGYPTIEN

Longtemps le cinéma égyptien a constitué la référence majeure pour les populations d’expression arabophone, nourrissant leur imaginaire et leur offrant des espaces d’évasion et de rêve. Portée par des vedettes de la chanson, notamment le carré d’as magique que fut Oum Kaltoum, Farid, Abdelouheb et Abdelhalim, le cinéma égyptien allait se constituer un vaste public tendu vers les mêmes idoles et les mêmes stars.

 Le Cinéma réussissait sur un registre symbolique ce que le monde arabe ne parvenait pas à concrétiser dans d’autres domaines. Le film égyptien allait constituer pour les sociétés de cette région du monde, encore sous domination coloniale, un capital culturel symbolique et favoriser un commerce de signes autour de ces symboles ; des titres de films allaient par exemple enrichir la panoplie des prénoms féminins en vogue ; des équipes de football, des troupes de théâtre puisaient également dans ce fonds commun des références et parfois des valeurs, par un glissement sémantique révélateur de cette réalité, le film égyptien était tout simplement présenté comme le film arabe.

Cette position dominante, qui allait connaître un certain réajustement suite à l’émergence de différents cinémas nationaux, a une dimension cinéphilique indéniable grâce à l’apport d’un véritable cinéma d’auteur égyptien réussissant à merveille à répondre aux attentes du public tout en étant porté par des ambitions artistiques pour le cinéma.

L’hommage du Festival International du Film de Marrakech au centenaire du cinéma égyptien est un hommage à cette double dimension, populaire et artistique. Il revient sur l’âge d’or du film égyptien avec ses comédies musicales, sur ses auteurs les plus emblématiques comme Shadi Abdessalam et consacre une séquence particulière au film qui signe son renouveau, « L’immeuble Yacoubian » de Marwan Hamed, véritable phénomène international. Une rétrospective riche et diversifiée agrémentée de la présence d’une pléiade de stars confirmées et de jeunes talents pleins de promesses.

Sélection de films égyptiens projetés lors de la 7ème édition du Festival International du Film de Marrakech à l’occasion du centenaire du cinéma égyptien

NASHID EL AMAL (The Chant of Hope) de Ahmed Badrakhan – 1937 – 125 mn
AL AZIMA (The Will) de Kamal Selim – 1939 – 108 mn
AL SUQ AL-SODA (Black Market) de Kamel El Telmessani – 1945 – 100 mn
GHAZAL AL BANAT (Flirt des jeunes filles) de Anwar Wagdi – 1949 – 120 mn
HAYAT AWE MOT (Vie ou mort – Life or Death) de Kamal El Sheikh – 1954 – 120 mn
AL-FUTUWWA (Le Costaud – Tough Guy) de Salah Abou Seif) – 1957 – 135 mn
BAB EL HADID (Gare Centrale – Cairo Station) de Youssef Chahine – 1958 – 95 mn
EMRAA FIL TARIK (A Woman in the Road) de Ezz El Din Zulficar – 1958 – 115 mn
DOAE EL KARAWAN (The Nightingale’s Prayer) de Henry Barakat – 1959 – 109 mn
SERRA FIL NIL (Struggle on the Nile) de Atef Salem – 1959 – 125 mn
SIRA’ AL ABTAL (La Lutte des héros – Struggle of the Heroes) de Tewfiq Saleh – 1962 – 120 mn
AL HARAM (The Sin) de Henri Barakat – 1965 – 105 mn
AL ARD (La terre – The Land) de Youssef Chahine – 1969 – 130 mn
AL MUMMIA (The Night of Counting the Years) de Shadi Abdel Salam – 1969 – 110 mn
SHEY MIN EL KHOUF de Hussein Kamal – 1969 – 120 mn
ZAWGATI WAL KALB de Said Marzouk – 1971 – 110 mn
KHALLY BALLAK MEN ZOUZOU de Hassan El Emam – 1972 – 130 mn
LAYL WA QOUDBAN de Ashraf Fahmy – 1973 – 108 mn
EL KARNAK de Ali Badrakhan – 1975 – 130 mn
Awdat al ibn al dal (Le Retour de l’enfant Prodigue – The Return of the Prodigal Son) de Youssef
Chahine – 1976 – 120 mn
QETTA ALA NAR de Samir Seif – 1977 – 125 mn
ESKENDERIA .. LEIH ? (Alexandrie Pourquoi ? – Alexandria Why ?) de Youssef Chahine – 1978 –
133 mn
SAWAK AL-AUTOBUS (Bus Driver) de Atef El Tayeb – 1983 – 110 mn
EL AVOCATO de Raafat El Mihi – 1984 – 125 mn
AL GOUE de Ali Badrakhan – 1986 – 125 mn
AL-TAUQ WAL-ISWIRA de Khairy Beshara – 1986 – 116 mn
EL BARIE de Atef El Tayeb – 1986 – 120 mn
AHLAM HIND WE CAMILIA (Dreams of Hind and Camilia) de Mohamed Khan – 1988 – 110 mn
AL HOROUB de Atef El Tayeb – 1988 – 120 mn
KIT KAT de Daoud Abdel Sayed – 1990 – 130 mn
SAMAA HOS de Sherif Arafa – 1991 – 95 mn
MERCEDES de Youssry Nasr Allah – 1993 – 110 mn
ISMAILIA RAYEH GAY de Kari Dia Al Din – 1997 – 115 mn
ARAK AL BALAH (La Sueur des Palmiers) de Radwan El Kachef – 1998 – 110 mn
SA’IDI FI AL JAMA’AH ALA’MRIKIAH de Said Hamed – 1998 – 110 mn
ARD AL KHOUF (Land of Fear) de Daoud Abdel Sayed – 1999 – 145 mn
MOWATEN WE MOKHBER WE HARAMY (Le Citoyen et l’indic et le voleur) de Daoud Abdel
Sayed – 2001 – 135 mn
BAHEB EL CIMA (I Love Cinema) de Oussama Fawzi – 2003 – 130 mn
SAHAR EL LAYALI (Sleepless Nights) de Hany Khalifa – 2003 – 130 mn
EMARAT YACOUBIAN (L’immeuble Yacoubian – The Yacoubian Building) de Marwan Hamed –
2006 – 165 mn
HEYA FAWDA (Le Chaos – This is Chaos) de Youssef Chahine et Khaled Youssef – 2007 – 122 mn

Masterclass

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