14e édition

14ème édition

DU 05 AU 13 DÉCEMBRE 2014

SON ALTESSE ROYALE LE PRINCE MOULAY RACHID

PRÉSIDENT DE LA FONDATION DU FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM DE MARRAKECH

La quatorzième édition du Festival International du Film de Marrakech célèbre cette année un pays à la cinématographie légendaire, le Japon. Cet hommage vient renforcer l’une des missions principales du Festival, à savoir l’ouverture sur le monde et la découverte sans cesse renouvelée des valeurs universelles que porte le Cinéma.

Se retrouver tous les ans dans la ville de Marrakech autour du Septième Art est une fois de plus l’occasion de permettre au Maroc de mettre en avant la créativité et le dynamisme qui peuvent naître de la rencontre entre les professionnels marocains et internationaux, pour voir se conclure des productions de grande qualité.

Et le Royaume du Maroc est de fait, une destination de plus en plus appréciée pour abriter de grands tournages. Aussi, le Festival International du Film de Marrakech continuera d’offrir à travers ces différentes actions une plate-forme où rêve, art et promotion du Cinéma se côtoient, que ce soit à travers la richesse de la programmation, les Hommages, les Masterclasses, l’audiodescription pour les non-voyants, ou les projections sur la grande place Jemaa El Fna, patrimoine culturel immatériel de l’humanité, symbole du spectacle, de l’échange et de la création.

La vocation du Festival ne serait complète sans la Compétition Cinécoles, car il nous tient particulièrement à coeur d’associer nos jeunes talents marocains à cette Fête du Cinéma, jeunesse qui au contact des immenses talents qui seront présents, relèvera le défi d’un cinéma marocain talentueux. Je vous souhaite à tous un Festival qui comblera vos attentes et nous aidera à construire un futur meilleur.

Sélection officielle

Le palmarès

  • CORRECTIONS CLASS

    ivan i. tverdovsky Russie & Allemagne 2014 1h38

    Biographie

     Né en 1988 à Moscou (Russie), il obtient en 2011 son diplôme de l’Institut national de la cinématographie Guerassimov de Moscou. Ses courts et longs métrages documentaires reçoivent de nombreux prix en Russie et dans des festivals internationaux. Il est responsable des courts métrages russes au Festival de Moscou. Corrections Class, inspiré du roman éponyme de la psychologue Ekaterina Murashova, est son premier long métrage de fiction.

     

    Filmographie

    2009 AS IF WAITING FOR A BUS – doc
    2012 PIANISM – doc
    2013 SPACE DOG – doc
    2014 CORRECTIONS CLASS (Klass korrektsii)

    Synopsis

    Lena est une jeune adolescente handicapée brillante, pressée de retourner sur les bancs de l’école après des années de déscolarisation. Elle rejoint une classe adaptée aux élèves atteints de troubles physiques ou mentaux. À la fin de l’année, chacun doit se présenter devant une commission pédagogique qui évalue son aptitude éventuelle à poursuivre ses études dans une classe dite “normale”. Pourtant les enseignants ne semblent ni chercher à motiver leurs élèves, ni à les aider à progresser, allant même jusqu’à calmer les ardeurs de Lena lorsqu’elle prétend vouloir aborder des sujets plus complexes. La jeune fille réussit néanmoins à s’intégrer dans la vie de l’école, mais le bonheur qu’elle affiche avec Anton, l’un de ses camarades de classe, n’est pas du goût de tout le monde. Ni sans conséquences…

     

Hommage à une cinématographie

HOMMAGE AU CINÉMA JAPONAIS

La 14ème édition du Festival International du Film de Marrakech a rendu un vibrant hommage au cinéma Japonais. Une importante délégation Japonaise est venue à Marrakech pour recevoir l’étoile d’or du Festival.

HOMMAGE AU CINEMA JAPONAIS
MAITRES & DISCIPLES DU PAYS DU SOLEIL-LEVANT

Le cinéma japonais fait partie des plus grandes et des plus riches cinématographies du monde. Cela, pour s’être doté d’une industrie très tôt (la première Major, la Nikkatsu, a été fondée en 1912), pour avoir eu des auteurs de renommée mondiale (Kenji Mizoguchi, Akira Kurosawa, Yasujiro Ozu) qui ont grandi des années 1920 aux années 1960 au sein du système des studios (la Toho, la Shochiku, la Daiei), pour avoir développé un cinéma de genre propre à la culture japonaise.

Aussi bien dans le film de sabre ou “Chambara”, avec ses acteurs vedettes comme Toshiro Mifune, Tatsuya Nakadai, Reizo Ichikawa, Shintaro Katsu, et ses réalisateurs de talent comme Kenji Misumi, dans le film policier ou de yakuza (genre dans lequel Kinji Fukasaku ou Seijun Suzuki ont excellé, avant que Takeshi Kitano ne s’approprie le genre à sa manière) ou le film fantastique, avec les films de monstres ou “Kaju-eiga” (Godzilla d’Inoshiro Honda – 1954) et les films de fantômes ou “Bake-mono” (Yotsuya Kaidan de Nobuo Nakagawa – 1959).

Si le cinéma japonais actuel n’a plus le rayonnement d’antan tout en comptant des auteurs de qualité comme Kiyoshi Kurosawa ou Hirokazu Kore-Eda, présents dans les grands festivals internationaux, c’est surtout dans le domaine de l’animation, depuis de nombreuses années, que le cinéma japonais est mondialement connu, à travers les films de Hayao Miyazaki (Mon voisin Totoro – 1986, Princesse Mononoké – 1997, Le Voyage de Chihiro – 2001, Le vent se lève – 2013) et d’Isao Takahata (Le Tombeau des lucioles – 1988). Beaucoup aujourd’hui sont des inconditionnels de ce cinéma d’animation, sans nécessairement connaître hors de ce domaine la longue histoire du cinéma japonais.

Histoire complexe, dépendante à la fois de l’histoire du XXe siècle (l’invasion de l’Asie par le Japon à partir de 1937, la défaite et la bombe atomique en 1945, le contrôle du pays par les Etats-Unis jusqu’en 1952) et de l’histoire passée, tant le Japon a développé un cinéma à deux visages, tantôt tourné vers son passé féodal et le monde des samouraïs, figure de l’héroïsme japonais et de ses valeurs à travers le “Bushido” (courage, loyauté) ou attaché à la description du monde contemporain et à l’évolution 3 des moeurs au sein de la société japonaise et de la famille : voir les films d’Ozu (Voyage à Tokyo – 1953, Le Goût du saké – 1962), emblèmes d’un genre très populaire, le “Shomin-geki”, consacré à la vie quotidienne des petites gens. Historiquement, le Japon a toujours été coupé en deux parties, avec à l’Ouest le Kansai – la partie ancienne (Osaka, Kyoto) – et à l’Est, le Kanto – autour de Tokyo (Edo) – qui a connu son essor à partir de l’époque féodale (1185-1868). Lorsque le cinéma s’est développé, chaque compagnie avait des studios à Kyoto, où on tournait des films historiques (“Jidai-geki”), se situant avant l’ère Meiji (1868), films de sabre (samouraïs, ronin) ou films retraçant les guerres de clans au XIIe ou XVIe siècle (Le Château de l’araignée, Kagemusha, Ran de Kurosawa évoquent cette dernière période), et des studios à Tokyo, réservés à la production de films ayant pour cadre la période contemporaine (“Gendai-gaki”). Le public populaire aime les films de sabre, influencés par le théâtre Kabuki, tandis que le public plus cultivé aime les films étrangers ou les films japonais contemporains influencés par le cinéma américain, trait sensible dans les premiers films d’Ozu (le burlesque, la comédie).

Le Japon a eu la chance de voir son cinéma se développer dans une ère démocratique (Taisho, 1912-1925) tandis que l’ère Showa (1926- 1989) a permis l’existence d’un cinéma de critique sociale (le Mizoguchi des années 1930 avec Soeurs de Gion en 1935, les drames sombres d’Ozu d’avantguerre) avant d’entraîner le cinéma dans la propagande (1939-1945). Dans un pays en ruines, traumatisé par une défaite impensable, le cinéma d’après-guerre décrit la réalité (la prostitution chez Mizoguchi, la corruption chez Kurosawa) et lorsqu’il a enfin le droit d’évoquer la période féodale (Rashomon d’Akira Kurosawa – 1950), il connaît une notoriété mondiale. L’âge d’or des années 1950, artistique et industriel (215 films produits en 1950, 555 en 1960), est en partie celui des grandes fresques historiques, dont celles de Mizoguchi (La Vie d’O-Haru femme galante, Les Contes de la lune vague après la pluie, L’Intendant Sansho). Les années 1960, qui voient la disparition progressive des studios, sont celles de la rupture et de la transition. Une nouvelle violence voit le jour dans les films de sabre (le geyser de sang à la fin de Sanjuro de Kurosawa) et dans les films de yakuza. Chez Seijun Suzuki (La Jeunesse de la bête – 1963, La Vie d’un tatoué – 1966), elle est à la fois brutale et stylisée, même si l’audace formelle du réalisateur lui vaudra d’être licencié par la Nikkatsu en 1968. De son côté, la Nouvelle Vague (Kiju Yoshida, Nagisa Oshima), s’empare d’un genre populaire de la fin des années 1950, le “Seishun-eiga” ou film sur la jeunesse, pour le transformer en fer de lance d’une contestation (Contes cruels de la jeunesse – 1960, Nuit et brouillard du Japon 4 – 1960) et d’une critique radicale de la mentalité japonaise (La Cérémonie – 1971). De la même génération, Shohei Imamura se démarque par son ton, son goût du grotesque et du carnavalesque rabelaisien (Cochons et cuirassés – 1961) avec un attachement pour le petit peuple et les oubliés du Japon (Eijanaika – 1981, La Ballade de Narayama – 1983), les sujets irrécupérables, bannis de la société (L’Anguille – 1997). Ce qui caractérise le cinéma japonais est son art de concilier les extrêmes. D’un côté, une nature domestiquée, construite (le jardin de pierre), temple de la sérénité du bouddhisme zen.

De l’autre, une nature sauvage et sacrée (le shinto, l’autre religion du Japon, prégnante dans les films de Miyazaki) et une terre, le Japon, menacée de destruction par la nature (tsunamis, typhons, volcans). Sans oublier la violence des hommes, cette propension à la suppression de soi comme manifestation d’héroïsme et de courage (voir le suicide collectif dans l’histoire réelle des 47 ronin, maintes fois portée à l’écran) ou cette folie vers l’autodestruction (Kagemusha, Ran), pente terrible de la réalité japonaise qui fascinait tant Kurosawa. Charles Tesson | Critique de cinémach.

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