9th edition

LE FESTIVAL DE MARRAKECH DEVOILE SA FIBRE SOCIALE ET HUMANISTE.

Durant cette édition, le Festival de Marrakech a rendu hommage à la cinématographie sud-coréenne, à travers la projection d’une quarantaine de films et la présence effective de nombreux réalisateurs, producteurs et comédiens sud-coréens. Le Festival a également offert un « regard sur le cinéma thaïlandais » qui a rapproché les spectateurs d’une autre manière de fabriquer les images et de raconter des histoires.

Le Festival de Marrakech a organisé, pour la première fois, une campagne de chirurgie de la cataracte sous le thème : “Le Festival de Marrakech rend la vue ». Cette première campagne, lancée en partenariat avec le Ministère de la Santé et la Fondation Hassan II d’Ophtalmologie, a permis à plus de 300 adultes et 20 enfants démunis de recouvrer la vue.

S’agissant des films en audio-description qui en sont à leur deuxième année, le Festival s’est fait un point d’honneur pour adapter en arabe dialectal, le premier film marocain en audio-description; il s’agit du film de Mohamed Abderrahmane Tazi, « A la recherche du Mari de ma Femme ».

Le Festival de Marrakech a saisi cette année la date du 6 décembre pour présenter trois films traitant de thématiques liées à la protection de l’environnement. Le Grand Prix (Étoile d’or) a été attribué à Northless (Norteado) de Rigoberto Perezcano (Mexique).

Par ailleurs, la cérémonie des hommages a honoré successivement l’acteur britannique, Sir Ben Kingsley, le cinéaste, acteur et musicien serbe, Emir Kusturica,  l’acteur franco-marocain Saïd Taghmaoui, et l’acteur américain Christopher Walken. Le Jury Long Métrage de la 9ème édition du Festival de Marrakech a été présidé par le réalisateur et producteur iranien Abbas Kiarostami, entouré notamment de l’actrice française Fanny Ardant.

Les Masterclass ont été animées par le réalisateur et scénariste mexicain, Alfonso Cuaron, le chef-opérateur et réalisateur australien, Christophe Doyle, et le réalisateur et scénariste américain, Jim Jarmush.

La présence remarquée de grandes personnalités mondiales du cinéma, des arts et des médias dans la ville ocre, reflète bien le chemin parcouru sur la voie de la consolidation de cette importante manifestation artistique et  culturelle; aussi bien par la qualité des films en compétition, que par la richesse et la diversité des activités qui meublent l’espace-temps du Festival de Marrakech et qui énoncent l’ère de la maturité.

9ème édition

DU  4 AU 12 DECEMBRE 2009

SON ALTESSE ROYALE LE PRINCE MOULAY RACHID

PRÉSIDENT DE LA FONDATION DU FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM DE MARRAKECH

Pour sa 9ème édition, le Festival International du Film de Marrakech (FIFM) engrange les acquis de son passé et tire une salve d’avenir.

Je suis assuré de l’excellence du niveau de la compétition, de la grande qualité des membres du jury, de la confirmation du travail en profondeur accompli pour les non-voyants, de l’affirmation pédagogique des leçons de cinéma et, enfin, de la présence affectueuse et fidèle de toutes celles et tous ceux qui, ayant foulé le catwalk du Festival, reviennent cette année encore nous faire l’amitié d’être là.

Tout cela fait partie des acquis qui me font chaud au cœur.

Mais je suis encore plus assuré du succès de cette 9ème édition du FIFM car, cette année, le Festival prend date le 6 Décembre avec l’Environnement: une journée entière de films qui mettent en garde l’humanité contre ses propres excès.

 De même que le Festival en rendant hommage au Cinéma Sud Coréen, indique au cinéma marocain la voie royale du volontarisme, de la persévérance et de l’intelligence.

Puisse cette 9ème édition du FIFM renforcer chez nos cinéastes la volonté d’exprimer, avec talent, les multiples facettes de notre beau pays , ce Maroc , terre d’islam , de progrès et de tolérance dont le FIFM est devenu un symbole vivant.

Official selection

    The 2009 jury

    Awards

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    Tribute to personalities

    Tribute to cinematography

    HOMMAGE AU CINEMA SUD-COREEN

    Une Histoire du cinéma sud-coréen

    C’est dans l’immédiat après-guerre de Corée, en 1955, que nait symboliquement le cinéma sud-coréen, avec la mise en place de mesures fiscales destinées à favoriser la naissance et la promotion d’une industrie cinématographique. En 1956, les Studios d’Anyang, au Sud de Séoul, sont inaugurés. Après le coup d’Etat de 1962, le cinéma passe sous la tutelle du ministère de l’information. Le régime, bien décidé à promouvoir une cinématographie nationale forte, favorise la concentration de l’industrie cinématographique et adopte des mesures protectionnistes en imposant un système des quotas. Chaque distributeur-producteur doit produire un nombre déterminé de films s’il veut importer des films étrangers. De cet interventionnisme, engendré par le nationalisme du régime, est né un secteur cinématographique quantitativement riche, qualitativement diversifié, longtemps peu accessible en dehors des frontières de la Corée.

    Le cinéma coréen, contraint et en même temps protégé par l’existence des quotas, induisant petits budgets et tournages rapides, a été longtemps un cinéma de genre qui cherchait à atteindre des segments spécifiques d’un public très assidu. Le public masculin, ainsi, a été “ciblé” par les films de guerre (La vallée de Pia de Lee Kang-cheon en 1955 ou The Marine Who Never Returned de Lee Man-hee en 1963), les films de sabre à costumes (A Swordsman in the Twilight de Jeong Chan-hwa en 1967) ou les films de gangsters. Le public féminin, quant à lui, est essentiellement concerné par les mélodrames, les reconstitutions historiques (Prince Yeonsan en 1961) signées Shin Sang-ok, le Maître incontesté du cinéma coréen d’alors, les adaptations de la légende de Chunhyang, les mélos érotico-frénétiques de Kim Ki-young (La servante en 1960) où se joue perpétuellement une dialectique entre éloge de la résignation, exaltation de l’abnégation des héroïnes féminines et éventuellement, expression d’une révolte de celles-ci.

    Quelques films de la fin des années 1950 et des années 1960 comme Flowers in Hell (1958) de Shing Sang-ok ou Holiday de Lee Man-hee (1968) semblent être perméables à une certaine conception de la modernité qui s’affirme au même moment dans de nombreux pays. Le début des années 1980, après l’assassinat du Président Park Chonghui, est marqué une agitation politique contre le régime. La génération des cinéastes représentatifs de ce que l’on a appelé la Nouvelle Vague coréenne a été engendrée par cette contestation contre le gouvernement. Elle a tenté de raconter cette naissance, dans la violence et la confusion, de la démocratie coréenne avec des titres comme La république noire de Park Kwang-soo (1990), Memories of Murder de Bong Joon-ho (2003) ou The President’s Last Bang d’Im Sang-soo (2005). Avec plus de 100 films à son actif, Im Kwon-taek, quant à lui, a réussi à filmer l’âme de la Corée d’hier et d’aujourd’hui, sa société et son Histoire, sa réalité et sa légende comme le montreront des films comme Le village des brumes (1982), Gilsotteum (1985), La chanteuse de Pansori (1993) ou Ivre de femmes et de peinture (2002). Depuis plus de cinquante ans, le cinéma sud-coréen donne le sentiment d’être un art exprimant une forme d’énergie primitive et exaltante, lié à son propre destin et à celui du pays. De nombreux titres reposent souvent sur la confrontation de deux personnages dont on s’aperçoit, en cours de récit, qu’ils sont autant ennemis que frères. L’autre est un autre moi-même. Une conclusion qui rattache le cinéma coréen à l’Histoire tragique de la Corée et à son déchirement politique et géographique.

    Jean-François RAUGER Directeur de la Programmation de la Cinémathèque française

    LES FILMS D’HOMMAGE : PIAGOL (La Valée de Pia) de Lee Kang Cheon – 1955 – 110 mn MADAME FREDOM (Une Femme Libre – Chayoubouin) de Han Hyeong-mo – 1956 – 125 mn FLOWERS IN HELL (Les fleurs de l’enfer – Chiokhwa) de Shin Sang-ok – 1958 – 100 mn PRINCE YEONSAN (Yeonsa-gun) de Shin Sang-ok – 1960 – 133 mn THE HOUSEMAID (La servante – Hanyo) de Kim Ki-Young – 1960 – 90 mn A COACHMAN (Le cocher – Mabu) de Kang Dae-Jin – 1961 – 95 mn KIM’S DAUGHTERS (Les filles du pharmacien Kim – Kimyakoukjib Taldeul) de Yoo Hyeon – 1963 – 97 mn FLAME IN THE VALLEY (Incendie dans la montagne – Sanboul) de Kim Su-Yong – 1967 – 80 mn A ROAD A SAMPO (La route de Sampo – Sampo Kaneun Kil) de Lee Man-Hee – 1975 – 95 mn I-EOH ISLAND (I-Eo do) de Kim Ki-Young – 1977 – 110 mn RAINY DAYS (La Saison des pluies – Jangma) de Yoo Hyeon-Mok – 1979 – 114 mn LATE FALL (La fin de l’automne – Man Chu)  de Kim Soo-Yong – 1982 – 95 mn VILLAGE OF HAZE (Le Village des Brumes – Angemaeul) de Im Kwon-Taek – 1982 – 91 mn GILSOTTEUM (Kilsodeum) de Im Kwon-Taek – 1985 – 105 mn THE OLDEST SON (Le fils aîné – Jangnam) de Lee Du-Yon – 1985 – 115 mn SURROGATE MOTHER (La mère porteuse – Ssibat-I) de Im Kwon-Taek – 1986 – 95 mn THE MAN WITH THREE COFFINS (L’homme aux trois cercueils – Nagueneneun Kileseodo Chuji Anneuda) de Lee Jang-Ho – 1988 – 104 mn WHAT IS THE REASON WHY BODHI-DHARMA WENT TO THE EAST ? (Pourquoi Bodhi –Dharma est-il parti vers l’orient ? – Dalmaga Dongjjok-euro gan kkadakeun ?) de Bae Yong-Kyun – 1989 – 175 mn BLACK REPUBLIC (La République Noire – Guedeuldo Ulicheoleom) de Park Kwang-soo – 1990 – 100 mn SOPYONJE (La chanteuse de Pansori – Seopyeonje) de Im Kwon-Taek – 1993 – 112 mn LIES (Fantasmes – Gojitmal) de Jang-Sun-Woo – 1999 – 112 mn PEPPERMINT CANDY de Lee Chang-Dong – 1999 – 129 mn VIRGIN STRIPPED BARE BY HER BACHELORS (La vierge mise à nu par ses prétendants – Oh ! Soo-Jung) de Hong Sang-Soo 2000 – 126 mn MY SASSY GIRL (Yeopgijeogin geunyeo) de Kwak Jae-Young – 2001 – 123 mn BAD GUY (Nabbeun Namja)  de Kim Ki-Duk – 2002 – 100 mn STROKES OF FIRE (Ivre de femmes et de peinture – Chihwaseon) de Im Kwon- Taek – 2002 – 117 mn MEMORIES OF MURDER (Salinui Chueok) de Bong Joon-Ho) – 2003 – 132 mn OLD BOY de Park Chan-Wook – 2003 – 120 mn 3-IRON (Locataires – Bin-Jib) de Kim Ki-Duk – 2004 – 95 mn A BITTERSWEET  LIFE (Dal Kom Han In-Saeng) de Kim Jee-Woon) – 2004 – 120 mn THE BROTHERHOOD OF WAR (Frères de sang – Taegukgi Hwinalrimyeo) de Kang Je-Gyu – 2004 – 147 mn THIS CHARMING GIRL (Yeoja, Jeong-Hae) de Lee Yoon-Ki – 2004 – 120 mn CRYING FIST (Jumeogi unda) de Ryoo Sung-Wan – 2005 – 135 mn DUELISTS (Hyeongsa) de Lee Myung-Se – 2005 – 110 mn KING AND THE CLOWN (Le Roi et le Clown – Wang-Ui Namja) de Lee Junk-Ik – 2005 – 119 mn THE HOST (Gwooemul) de Bong Joon-Ho – 2006 – 119 mn THE OLD GARDER (Le vieux jardin – Orae Doin Jung Won) de Im Sang-Soo – 2006 – 112 mn SECRET SUNSHINE (Milyang) de Lee Chag-Dong – 2007 – 142 mn THE CHASER (Chugyeogia) de Na Hong-Jin – 2007 – 123 mn WOMAN ON THE BEACH (Haebyeonui Yeoin) de Hong Sang-soo – 2007 – 127 mn THE GOOD, THE BAD, THE WEIRD (Le Bon, la brute et le cinglé – Joheunnom nabbeunnom isanghannom) de Kim Jee-Woon – 2008 – 128 mn WITH A GIRL OF BLACK SOIL (La petite fille de la terre noire – Geomen Tangyi Sonyeo oi) de Jeon Soo-Il – 2008 – 90 mn BREATHLESS (Ddong-pa-ri) de Yang Ik-June – 2008 – 130 mn THIRST (Thirst, ceci est mon sang – Bakjwi) de Park Chan-Wook – 2009 – 133 mn REGARD SUR LE CINÉMA THAÏLANDAIS 12 films représentant le cinéma Thaïlandais ont été projetés durant le festival : TEARS OF THE BLACK TIGER (Les larmes du tigre noir – Fah Talai Jone) de Wisit Sasanatieng – 2000 – 110 mn THE IRON LADIES (Satreelex) de Yongyoot Thongkongtoon – 2000 – 104 mn JAN DARA de Nonzee Nimibutr – 2001 – 120 mn MONRAK TRANSISTOR de Pen-ek Ratanaruang – 2001 – 115 mn MY GIRL (Fan Chan) de Vitcha Gojiew, Songyos Sugmakanan, Nithiwat Tharathorn, Witthaya Thongyooyong, Adisorn Trisirikasem & Komgrit Triwimol – 2002 – 117 mn ONG-BAK de Prachya Pinkaew – 2003 – 105 mn TROPICAL MALADY (Sud Pralad) de Apichatpong Weerasethakul – 2004 – 118 mn MIDNIGHT MY LOVE (Cherm) de Kongdej Jaturanrasmee – 2005 – 105 mn DORM (Le pensionnat – Dek Hor) de Songyos Sugmakanan – 2006 – 101 mn KING NARESUAN (Naresuan) de Son Altesse Royale le Prince Chatrichalerm Yukol – 2006 – 167 mn WONDERFUL TOWN de Aditya Assarat – 2007 – 92 mn SAWASDEE BANGKOK Quatre réalisateurs thaïlandais portent un regard personnel sur Bangkok, la capitale de la Thaïlande Wisit Sasanatieng – Aditya Assarat – Kongdej Jaturanrasmee et Pen-ek Ratanaruang 2009 – 108 mn

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