STANLEY KUBRICK


STANLEY KUBRICK

   
     

Né le 26 juillet 1928 à New York, Stanley Kubrick grandit dans le Bronx où travaille son père comme médecin. A dix-sept ans, il se fait engager comme photographe pour la revue Look. Après avoir réalisé une série de clichés sur le boxeur Walter Cartier, il utilise ses économies pour financer « Day of the Fight » (1950), un documentaire de 16 minutes basé sur ces photographies. Stanley Kubrick réalise ensuite deux documentaires, « Flying Padre » et « The Seafarers », avant de persuader les membres de sa famille d’investir de l’argent dans son premier long métrage de fiction, « Fear and Desire » (1953), qui se déroule lors d’une guerre imaginaire. Le film est montré dans quelques salles art et essai de New York et Stanley Kubrick commence à se faire un nom.

« Le baiser du tueur », un film noir tourné deux ans plus tard, est suivi d’un autre film noir, « L’ultime razzia » (1956), dans lequel il dirige Sterling Hayden. Ce film retient l’attention de Time Magazine qui trouve que le réalisateur « a montré plus d’imagination avec ses dialogues et sa caméra qu’Hollywood n’en avait connu depuis que le tumultueux Orson Welles avait quitté la ville ». En 1957, Stanley Kubrick met en scène « Les sentiers de la gloire », son premier long métrage produit par un studio américain. Kirk Douglas, qui tient le rôle principal de ce pamphlet antimilitariste, lui demande de réaliser « Spartacus » (1960) après le renvoi d’Anthony Mann. Déçu par son expérience hollywoodienne, il décide de s’installer définitivement en Angleterre.

Il va tout d’abord réaliser deux films satiriques teintés d’humour noir : « Lolita » (1962), d’après le roman de Vladimir Nabokov dans lequel un professeur d’âge mûr tombe sous le charme d’une jeune nymphette, et « Dr. Folamour » (1964) qui tourne en ridicule la course à l’armement nucléaire durant la Guerre Froide. En 1968, « 2001 : l’odyssée de l’espace » redéfinit le film de science-fiction et impose de nouvelles normes en matière d’effets spéciaux. En 1971, avec « Orange Mécanique », Stanley Kubrick dresse le portrait sans concessions d’une société autoritariste où l’homme est pratiquement réduit à l’état de machine.

La force émotionnelle du film, réalisé par un cinéaste au sommet de son art, suscite de nombreuses controverses dans le monde entier. En 1975, Stanley Kubrick recrée l’Europe du XVIIIe siècle pour « Barry Lyndon » qui est entièrement tourné en lumière naturelle. En 1980, il signe « Shining », l’adaptation cinématographique du roman de Stephen King, dans lequel Jack Nicholson incarne avec panache un écrivain sombrant peu à peu dans la démence. En 1987, Stanley Kubrick propose avec « Full Metal Jacket » une vision saisissante de la guerre du Vietnam à travers les yeux d’un Marine américain interprété par Matthew Modine. Le dernier long métrage de Stanley Kubrick, « Eyes Wide Shut » (1999), est une étude minutieuse d’un jeune couple marié interprété par Nicole Kidman et Tom Cruise. Stanley Kubrick s’éteint le 7 mars 1999 à Harpenden en Angleterre.



   
 
Filmographie sélective
 

1953   FEAR AND DESIRE *
1955   KILLER’S KISS (Le baiser du tueur) *
1956   THE KILLING (L’ultime razzia) *
1957   PATHS OF GLORY (Les sentiers de la gloire) *
1960   SPARTACUS
1962   LOLITA *
1964   DR. STRANGELOVE OR HOW I LEARNED TO STOP WORRYING AND
            LOVE THE BOMB (Dr. Folamour)
1968   2001: A SPACE ODYSSEY (2001: l’odyssée de l’espace) *
1971   A CLOCKWORK ORANGE (Orange mécanique) *
1975   BARRY LYNDON *
1980   THE SHINING (Shining) *
1987   FULL METAL JACKET *
1999   EYES WIDE SHUT *

* Egalement scénariste