"Qu'un seul tienne et les autres suivront" : Lorsque les destins se croisent"Qu'un seul tienne et les autres suivront" est un titre énigmatique qui cache derrière lui les histoires de trois personnages qui ne se connaissent pas, mais dont les destins se croiseront dans un parloir de prison, là où toutes les passions s'exacerbent.
"Qu'un seul tienne et les autres suivront" est un titre énigmatique qui cache derrière lui les histoires de trois personnages qui ne se connaissent pas, mais dont les destins se croiseront dans un parloir de prison, là où toutes les passions s'exacerbent.
Deuxième projection dans le cadre de la compétition officielle de la 9è édition du Festival international du Film de Marrakech, ce long métrage, le premier de Léa Fehner, relate les histoires de Stéphane, un trentenaire, qui se voit proposer un marché qui pourrait changer sa vie, Zohra qui cherche à comprendre la mort de son fils et de la jeune Laure qui vit son premier amour avec un jeune révolté incarcéré. Le premier, avec son petit boulot de livreur, se débat pour survivre et s'assumer indépendamment de sa mère. La deuxième, mère endeuillée, quitte l'Algérie pour la France dans l'espoir d'élucider le mystère ayant entouré l'assassinat de son fils, alors que la troisième, est une toute jeune adolescente qui fait tant bien que mal la découverte de ses nouvelles pulsions. A priori, ils n'ont rien de commun entre eux. Mais, tout au long de l'histoire l'on se rend compte que les trois se partagent l'adversité que tout un chacun traverse, en essayant de tenir debout et de prendre son destin en main. Tourné dans une vraie prison, les scènes ne manquaient pas d'intensité et même de crudité quand c'est nécessaire, d'ailleurs tout comme le voulait la réalisatrice qui de l'avis d'une bonne partie des spectateurs a réussi son baptême de feu: Deux heures de drames où l'on retrouve notamment les talentueux Farida Rahouadj (Zohra), Reda Kateb (Stéphane) et Pauline Etienne (Laure), tous jouant avec justesse et générosité une œuvre à cheval entre réalité et fiction. Un film profond et sans paillettes qui demeure fidèle à l'esprit de ce festival qui célèbre d'abord le 7è Art. "Qu'un seul tienne et les autres suivront" a reçu le Prix Michel D'Ornano lors de la 35ème édition du Festival de Deauville. Créé en 1991, ce prix, décerné par la presse anglophone, récompense un premier film français, dans le but d'aider à sa reconnaissance, sa promotion et son exportation. Il a également été présenté à Venise dans le cadre de la section Venice days (ou Giornate degli autori). Née à Toulouse en 1981, Léa Fehner a étudié à l'Institut national supérieur des arts du spectacle (Insas) en Belgique avant d'intégrer la Femis (département scénario), dont elle est sortie diplô mée en 2006 avec les félicitations du jury. Elle a ensuite été lauréate de la 9e session Emergence, organisme qui encourage les projets de jeunes réalisateurs. Le Bal de la compétition officielle a été ouvert samedi matin avec le film espagnol "La Mujer sin piano" de Javier Rebollo.(MAP) Lire encore :
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"Death For Sale" en compétition officielle au festival du film de Bruxelles
