L'expérience cinématographique marocaine, source d'inspirationKhouribga - L'expérience forgée par le Maroc dans le domaine du 7ème art constitue une source d'inspiration pour les pays africains, a affirmé le cinéaste burkinabé Michel Ouedraogo.
Dans une déclaration accordée à la MAP en marge de la 13ème édition du Festival du cinéma africain de Khouribga (FCAK), qui se poursuit jusqu'au 17 juillet, Ouedraogo s'est dit "ravi" et "impressionné" par la ferme volonté affichée par les organisateurs du Festival de Khouribga d'oeuvrer pour la promotion et le rayonnement du film africain.
Le cinéma africain, a-t-il dit, demeure confronté à des défis structurels et conjoncturels et à des difficultés endogènes et hétérogènes, dont notamment le manque de sources financières, de cadres techniques et la concurrence déloyale des productions européennes et hollywoodiennes. Il a également salué l'intérêt porté par le Maroc au développement de l'industrie cinématographique et à la question de la culture en tant que vecteur du développement socioéconomique. Une telle approche, fondée sur une vision intégrée et empreinte de valeurs humaines, doit être encouragée et soutenue, a dit le cinéaste burkinabé, vantant les efforts déployés par le Royaume pour contribuer à la renaissance du cinéma africain. L'organisation de ce festival traduit l'engagement du Maroc en faveur de la promotion du film africain, a précisé, Ouedraogo, l'une des figures de proue du cinéma africain. "Les films marocains sont souvent sélectionnés parmi les productions cinématographiques phares par les organisateurs de plusieurs festivals du 7ème art africain", a rappelé le réalisateur et critique burkinabé. "Le choix des films marocains par les festivals et les différentes compétitions cinématographiques africaines n'est pas fortuit, mais il est dû essentiellement à l'essor du cinéma marocain et à la qualité des productions des réalisateurs marocains", a dit Ouedraogo, délégué général du festival panafricain du cinéma de Ouagadougou. Afin de permettre au cinéma africain de s'épanouir et de décoller vers l'universalisme, le cinéaste burkinabé préconise le renforcement de la co-production inter-africaine car les pays d'Afrique partagent les mêmes préoccupations et attentes. Sur ce registre, le Maroc offre les exemples les plus éloquents de la solidarité africaine, en apportant un appui financier et technique vital ayant permis à plusieurs films africains de voir le jour, a souligné Ouedraogo, l'un des membres du jury de la 13ème édition du Festival du cinéma africain de Khouribga (FCAK). Présidé par l'actrice et ex-ministre de la Culture, Touria Jebrane, le jury de cette édition est composé, notamment, des Marocaines, la productrice Khadija Alami et l'actrice Asmaa Khamlichi, Amadou Tidiane Niagane, directeur du cinéma au ministère sénégalais de la Culture et Kussai Saleh Aldarwich, écrivain et critique syrien de cinéma. Douze films sont en compétition dans cette edition. Ils représentent dix pays africain : le Maroc, le Bénin, l'Afrique du Sud, le Niger, le Kenya, la Cô te d'Ivoire, le Togo, le Burkina Faso, la Tunisie et l'Egypte. Lire encore :
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