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Editorial Nour-Eddine Sail and Faiçal Laraichi
Editorial de Monsieur Nour-Eddine Saïl et Monsieur Faïçal Laraïchi
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La 8ème édition du Festival International du Film de Marrakech se tient cette année du 14 au 22 novembre 2008. Une édition qui vient confirmer et prolonger les axes qui font désormais le succès et la renommée du FIFM. C’est ainsi que cette année on retrouve une forte personnalité cinématographique à la présidence du jury avec Barry Levinson, le cinéaste qui exprime éloquemment la force du cinéma américain qui sait très bien allier succès public et critique… |
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C’est ainsi aussi que le FIFM ouvre ses portes à la Grande Bretagne (après l’Italie, l’Espagne et l’Egypte) avec un focus sur 40 ans de cinéma britannique, de Ifde Lindsay Anderson à Le Vent de lève de Ken Loach : deux palmes d’or qui mettent en perspective la vitalité d’un cinéma qui a su trouver ses marques à travers des choix esthétiques et artistiques mais aussi à travers une formidable ouverture sur l’autre notamment dans ses rapports avec le cinéma américain. Le cinéma britannique a donné, en effet, à Hollywood d’immenses talents comme Alfred Hitchcock tout en accueillant chez lui des figures originales du cinéma américain pour leur assurer, parfois une zone de repli, souvent un espace d’expression et de création à l’instar de Stanley Kubrick ou de Joseph Losey. Hitchcock, Losey, Kubrick seront programmés à Marrakech dans un hommage à ce croisement de carrières et de destins.
La carte du monde cinématographique du FIFM est à l’image de sa diversité. Après la Grande Bretagne, le public voyagera du côté de la Sibérie, avec le cinéaste russe Andreï Konchalovsky, un auteur dont le cinéma est le reflet artistique des tumultes du monde et de la vie.
Le FIFM n’oublie pas ses amis surtout quand ils ne sont plus là. Et parmi les grands amis de Marrakech qui ont accompagné et suivi son évolution, Youssef Chahine. Le Festival lui rend l’hommage qu’il mérite en présentant le meilleur d’une riche filmographie avec notamment Gare Centrale, la Terre ou encore des films de sa trilogie autobiographique.
Le Maroc sera évidemment présent au FIFM. D’abord pour une raison symbolique, le cinéma marocain célèbre cette année son cinquantenaire, et le FIFM dédiera une de ses magnifiques soirées à cet anniversaire. Ensuite, parce que la dynamique actuelle du cinéma marocain donne cette année au FIFM trois films en sélection officielle : Kandisha de Jérôme Cohen-Olivar en compétition officielle ; Tu te souviens de Adil ? de Mohamed Zinddaine en section Coup de cœur et Amours Voilées de Aziz Salmi en soirée Hors compétition.
Enfin, cette année encore le FIFM va appuyer sa démarche d’ouverture vers le public de la ville en intégrant à ses projections une frange des populations à besoins spécifiques, celle des mal et non-voyants et ce en mettant en place un dispositif approprié qui permet à cette catégorie spécifique de cinéphiles de suivre les films en toute autonomie dans une salle de cinéma. Une vraie démarche d’intégration citoyenne en symbiose avec la philosophie humaniste qui porte le FIFM. |
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NOUR-EDDINE SAÏL ET FAICAL LARAÏCHI
Vice-présidents délégués de la Fondation du FIFM |
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