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Editorial Bruno Barde
Editorial Bruno Barde
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« Un bon film est un film qui donne à la fois une vision du monde et une vision du cinéma » aimait à rappeler François Truffaut. |
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A cet égard, le Festival International du Film de Marrakech n’est pas un substitut de l’expérience absente mais la traduction vivante et jaillissante de la force que l’on trouve au bout de toutes nos faiblesses.
Cette 8ème édition montre des cinéastes qui ont vaincu l’impatience, choisissant la liberté comme outil de vérité, arguant que l’injustice de l’histoire ne demeure l’ultime parole.
L’art est un modèle d’être ontologiquement féminin, issu de cette « côte » siège de sagesse pour chacun qui accueille les naufrages du monde.
Michelle Yeoh, Sigourney Weaver, filles de Mnémosyne, incarnent cette éternelle mémoire de création, matrice de tous les arts et née le jour où fut scellé le coursier du ciel. C’est à la vraie beauté de ce talent qui rubéfie la voûte étoilée, que le festival rend hommage, associant à ces héroïnes des temps modernes leurs sœurs anonymes.
Cette harmonie réunissant l’Asie et l’Amérique à la Russie d’Andreï Konchalovsky scelle d’une huile d’allégresse cette musique des muses.
« Les raisons de l’amour me revêtent de leur essence, de l’habit des contraires tels le présent et l’absent» |
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BRUNO BARDE
Directeur Artistique du Festival |
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