Editorial Bruno Barde


Editorial Bruno Barde

     
     
2009 revêt les habits neufs d’une cinématographie nouvellement honorée au festival de Marrakech : La Corée. Cet hommage psalmodie l’idéal refrain d’une filmographie qui nous emporte au firmament de la raison quand celle-ci consent à ce qu’elle ne voit pas, plaçant l’au-delà au milieu de nous.
 

Les films projetés dans ce cadre montrent un cinéma fougueux, rageur, contemplatif et rigoureux, imposant l’exigence d’une vérité qui s’invite, d’un regard qui s’élève et d’une vanité qui s’abaisse. Les auteurs préférant l’errance de la quête à l’arrogance des certitudes nous font spectateurs ébahis, de plans à la composition apparemment formelle où l’attente de l’aléatoire réinvente la fiction.

Le regard que nous portons dans cette édition sur le cinéma thaïlandais, dessine l’idéogramme d’une pensée dont la vitalité libérée renouvelle les contours du plaisir. Ainsi, le cinéma demeure dans l’amour du vivant.

Les films de la sélection et de la compétition montrent des cinéastes conscients qui agissent sur le monde pour le transformer, augmentant l’espoir de chacun. Par leurs œuvres, ces metteurs en scène affirmant la vie non comme un don mais comme une tâche à accomplir, créent en le jardin du temps les œuvres de la réconciliation. Le bruit ne fait pas de bien et le bien ne fait pas de bruit

 
BRUNO BARDE
Directeur Artistique du Festival