CHRISTOPHER WALKEN


CHRISTOPHER WALKEN

   
   

Né à Astoria dans l'état de New York, fils d’un boulanger et d’une mère passionnée de théâtre, Christopher Walken apparaît dès l’âge de dix ans dans des dramatiques télévisées en direct, aux côtés de ses deux frères aînés. Il s’inscrit ensuite à un cours de danse et de comédie à Manhattan.

Devenu un danseur émérite, il envisage un temps de se consacrer à la chorégraphie. Diplômé de littérature anglaise, il est à l’affiche à partir de 1960 dans plus de cinquante comédies musicales à travers les Etats-Unis et le Canada. Il monte pour la première fois sur les planches de Broadway dans "J.B." d’Archibald MacLeish, dirigé par Elia Kazan et part ensuite en tournée dans tous le pays avec "West Side Story" ; il épousera d’ailleurs l’une des danseuses de la troupe.

Après la chorégraphie, Christopher Walken se lance dans l’étude de l’art dramatique.
Il obtient plusieurs récompenses, notamment pour sa prestation dans "
La rose tatouée" de Tennessee Williams et "Le lion en hiver" où il interprète le roi Henry II.
Comme ses premières apparitions au cinéma ne parviennent pas à l’imposer, il continue à explorer au théâtre le répertoire classique :
"Doux oiseau de la jeunesse", "La tempête", "Mesure pour mesure", "Macbeth", "Hamlet", "Caligula", "Mademoiselle Julie", "Roméo et Juliette", "Le songe d’une nuit d’été"… où il est distingué cinq fois par un prix d’interprétation.

Le cinéma le sollicite à nouveau à partir de 1976. Deux ans plus tard, il campe un soldat aux pulsions suicidaires dans "Voyage au bout de l'enfer" de Michael Cimino et obtient l’Oscar du Meilleur Second Rôle et le Prix de la Critique New Yorkaise. Il s’impose alors auprès de la critique et du public.

Après cette consécration, les propositions affluent mais Christopher Walken ne se laisse cependant pas griser par le succès et continue de choisir ses rôles avec parcimonie.
Il accepte de jouer dans le prochain film de Michael Cimino, "La porte du paradis" (1980), et d’interpréter un chef mercenaire dans "Les chiens de guerre" de John Irvin (1980) avant de revenir à ses premières amours dans "Tout l'or du ciel" de Herbert Ross (1981), dans lequel il chante et danse. Refusant de se cantonner dans un registre particulier, il joue un savant génial dans "Brainstorm" de Douglas Trumbull (1983) et un médium tourmenté dans "Dead Zone" de David Cronenberg (1983).

Son visage calme, enfantin, presque angélique qui contraste violemment avec ses yeux et son physique en font un parfait interprète pour des personnages à la limite de la folie ainsi qu’il l’a prouvé de nombreuses fois, notamment dans "
Dangereusement vôtre" de John Glen (1985), "Comme un chien enragé" de James Foley (1986), "The King of New York" (1990) et "Nos funérailles" de Abel Ferrara (1996), "Batman le défi" de Tim Burton (1992), "Pulp Fiction" de Quentin Tarantino (1994) ou encore "Sleepy Hollow" de Tim Burton (1999). Christopher Walken donne souvent la réplique à des vedettes prestigieuses comme Julia Roberts et Catherine Zeta-Jones dans "Couples de stars" de Joe Roth (2001), Leonardo DiCaprio dans "Arrête-moi si tu peux" de Steven Spielberg (2002), Denzel Washington dans "Man on Fire" de Tony Scott (2004), Nicole Kidman dans "Et l’homme créa la femme" de Frank Oz (2004), Robin Williams dans "Man of the Year" de Barry Levinson (2006) ou plus récemment Michelle Pfeiffer et John Travolta dans "Hairspray" de Adam Shankman (2007).